PROJETS AUDIOVISUELS DE TERRITOIRE

Le Dessous des balançoires s’emploie à bonifier mémoires collectives et histoires individuelles par le biais de l’art audiovisuel. En effet, la petite histoire de chacun raconte bien souvent les grands évènements de façon spontanée et marquante. Les projets audiovisuels participatifs sont ainsi devenus au fil des ans une marque de fabrique de l’association. lddb intervient ainsi sur des quartiers spécifiques, notamment lors d’opérations de rénovation urbaines afin de faciliter la transmission de la mémoire. A voir notamment : Bacalan à Flot réalisé sur le quartier Bacalan à Bordeaux.

Ce travail de mise au jour des expressions culturelles de chacun se concrétise par la production de films documentaires et de fictions, réalisés avec différents publics, publics isolés ou d’origines diverses, afin de (re)créer des liens dans l’acceptation et la mise en complémentarité des différences.

Par ailleurs, créer une œuvre artistique tout en favorisant l’expression des personnes entre en application des droits culturels visant à faire humanité ensemble.

LES PERSONNES ÂGÉES

Depuis sa création, l’association mène des projets audiovisuels ambitieux avec des personnes âgées, les sortant de leur isolement et changeant le regard que la société peut avoir sur eux.
Le but est également de créer des réseaux intergénérationnels dans les quartiers, où la personne âgée agit comme acteur et moteur du projet artistique avec la collaboration des associations, des maisons de retraite, des RPA, ou encore des institutions.
L’action culturelle trouve naturellement sa place sous forme de résidence d’artiste dans une ville ou un quartier. A découvrir : Demain Inch Allah réalisé avec des septuagénaires anciens combattants nés au Maroc et C’est extraordinaire tourné à l’EHPAD Maison de Fondaudin.

Histoire(s) au fil du temps

En 2005, suite à une résidence dans le quartier de Bacalan à Bordeaux, durant laquelle elle rencontre des personnes âgées du quartier entre autres par l’intermédiaire d’associations, de la Régie de quartier et de l’Amicale laïque, Célie Alix réalise le court-métrage L’omelette aux cerises dont ces personnes sont les acteurs, et leurs existences, leurs histoires, la trame du scénario.

En 2006, nait Les vieux des tours, film constitué de portraits/fictions de personnes âgées du quartier Grand-Parc. Le mode opératoire est le même : une résidence d’artiste pour s’imprégner du quartier et de ses habitants, la création d’un réseau autour du projet et des entretiens individuels et collectifs avec les personnes âgées, puis viennent l’écriture des portraits scénarisés, les répétitions et le tournage.

Sur ce même principe, Demain Inch’ Allah  réalisé en 2013 se nourrit du quotidien de personnes âgées également appelées chibanis, anciens travailleurs émigrés et/ou anciens combattants. Un statut particulier leur attribut une retraite moindre par rapport aux personnes de nationalité française.

Célie Alix, réalisatrice raconte son intention :

« Je ne pars pas à la rencontre d’une population uniforme, homogène, mais à la rencontre d’individus parfois fragiles, souvent seuls, touchés par le deuil, l’abandon, alors j’agis avec patience et respect. Je n’ai pas envie de montrer la vieillesse telle que nous aurions envie de la voir ou telle qu’il serait bon de la voir, mais comme quelque chose faisant partie de nous-même, comme un miroir. »

LES ADOLESCENTS

Avec les projets « Histoire(s) de voir » et « Histoire(s) de dire », Le Dessous Des Balançoires aborde les questions d’identité, de genre, de mixité et de sexualité avec des adolescents. Des ateliers de réalisation vidéo avec des téléphones portables ou un recueil de la parole dans une cabine mobile mettent en confiance les adolescents qui se sentent ainsi écoutés.

Retrouvez ci-dessous l’article du magazine Cubeek sur ces deux projets :

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